L’avis d’Anne-So : La « bio-attitude », comment être contre ?
La bio-attitude, le réflexe vert, l’éco-responsabilité… autant de termes pour désigner une attitude de consommation nouvelle, qui consiste à être attentif à son environnement. Aujourd’hui, il me semble qu’il n’y a plus à être «pour» ou «contre», une seule question demeure : quel est notre degré d’investissement pour cette cause qui n’en est même pas une, puisque l’urgence écologique est un état de fait ?
C’est la question que je me pose chaque jour. Mes habitudes de consommation ont évolué ces derniers temps : autant que faire se peut, je m’en tiens aux produits bio pour l’alimentation. Non seulement parce qu’ils sont bio et donc, me dis-je, meilleurs pour ma santé, mais aussi parce que les produits bio sont généralement moins gourmands en emballages et donc en déchets. Je trie mes ordures, le plus souvent ; et je me plais à penser qu’en utilisant le métro plutôt qu’une voiture, je contribue à ma façon à un environnement plus sain. Je fais attention à ne pas laisser les lumières allumées, à ne pas trop jeter, à me déplacer à pied, à acheter des produits de saison…

Mais ces toutes petites actions de rien du tout, sont peu de chose au regard de tout ce que je fais encore d’écologiquement mauvais. Je jette chaque année des kilos de vêtements qui, faute d’organisation, ne seront pas toujours réutilisés. En consommant des magazines comme d’autres boivent de l’eau je dépense beaucoup trop de papier. J’achète en pagaille du thé en provenance du bout du monde et je ne me prive pas d’une belle mangue lorsque l’envie s’en fait sentir. J’utilise des colorations capillaires dont on n’a toujours pas démontré l’innocuité sur les humains comme sur la planète, les cosmétiques que j’utilise ont probablement fait l’objet de tests sur les animaux (dont la protection est un autre versant de la sauvegarde de la planète). Et la liste est quasi infinie…
En clair, si je n’ai qu’à troquer un produit contre un autre, je me plie avec joie à la cause environnementale. Mais dès que tout cela me demande un vrai effort, renoncer à une marque de cosméto que j’adore, abandonner telle marque de vêtements dont les conditions de productions ne me paraissent pas satisfaisante, me déplacer dans Paris avec 5 sacs pleins de vêtements pour les donner en main propre à une association qui pourrait en faire bon usage… là , ça se complique.
Alors je me demande si, mon gruyère, mes yaourts et mon papier toilettes bio, ne sont pas, finalement, qu’une façon pas très reluisante de me donner, bonne conscience.































exact, sincère, j’en suis au même point que toi…ma prochaine étape c’est donner mes habits à une association digne de ce nom plutôt que de les mettres dans une poubelle! c’est pour bientôt… ++
Bravo pour votre prise de conscience…. mais, allez plus loin, vos vetements donnez les à des associations ou mettez les sur le net… vos magazines, hop, dans les poubelles de tri pour recyclage,
vous avez fait un grand pas, moi aussi, je fais des efforts devant ces poubelles de tri, il faut le faire, c’est un tout petit petit début… et puis : éliminer dans la maison tout ce qui est inutile en produits de nettoyage, les anti-acariens, les anti-tartre, les anti-graisse, les anti-insectes, les désodorisants…. et essayez de minimiser, de choisir vos produits, de les remplacer pour les bons vieux trucs de nos grand-mères qui marchent très bien ! ne pas se dire qu’avec nos petites mains de consommatrices nous n’y pouvons rien, nous pouvons tous faire quelque chose, meme si c’est une petite chose….
allez courage
Alors, là je pense que tu as décrit la situation d nombre d’entre nous!
Je pense toutefois que mieux vaut faire ces petites choses que ne rien faire!!
Pensez bio ne veut pas forcement dire mal vivre et ce faire plaisir de temps en temps ça fait quand même du bien.
Evidemment, vue les mauvaises habitudes que l’on a pris depuis longtemps on ne peut pas tout changer du jour au lendemain mais ça viendra… courage!! rome ne s’est pas faite en un jour!